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Musique classique et opéra par Classissima

Gustav Mahler

mercredi 27 juillet 2016


Classiquenews.com - Articles

6 juillet

Festivals de Saints : nos 8 temps forts (8-16 juillet 2016)

Classiquenews.com - Articles Festival de Saintes 2016 : du 8 au 16 juillet 2016. 8 programmes événements à ne pas manquer… Encore une édition mémorable à Saintes. L’Abbaye aux Dames cultive cet éclectisme savoureux qui mêle gestes interprétatifs et programmes originaux, avec une confiance renouvelée aux artistes qui savent en exploiter les possibilités acoustiques au fur et à mesure de leur présence. Parmi les temps forts et les interprètes désormais familiers à Saintes à ne pas manquer en ce mois de juillet 2016 : 8 Temps forts du Festival de Saintes 2016 Sauf cas contraire et indiqué, tous les concerts événements ci dessous sélectionnés ont lieu à l’Abbaye aux Dames KING ARTHUR EN OUVERTURE. Très remarqué sous l’Abbatiale pour des concerts au son plein et sûr, Vox Luminis porté par le baryton Lionel Meunier -lui-même si admiratif de Philippe Herreweghe, « ose » l’opéra à Saintes, délaissant les programmes sacrés pour cet été en ouverture du Festival, l’étonnant King Arthur de Purcell : vendredi 8 juillet 2016, 21h. C’est aussi pour les festivaliers la première fois que l’opéra britannique du premier XVIIè investit la voûte de l’Abbaye aux Dames. Un must. VOIR notre grand reportage vidéo 2015 : la 3ème génération d’interprètes à Saintes dont Lionel Meunier . Le lendemain, samedi 9 juillet à 13h même lieu emblématique des grands concerts, l’ensemble Nevermind joue « Conversations », au programme les compositeurs de leur enregistrement éponyme déjà édité : Couperin, Telemann (un compositeur idéal pour leur formation puisqu’il a écrit ses Quatuors parisiens pour le même effectif que les quatre instrumentistes ici réunis : violon, flûte, viole de gamme et clavecin. VOIR le reportage de la résidence de Nevrmind à Saintes (février 2016) . Les jeunes tempéraments français auront à coeur de défendre Quentin, qui aux côtés de Telemann est emblématique de leur répertoire désormais. A 22h, ne manquez pas l’étonnante virtuosité introspective du pianiste trop rare en France Ivan Ilic (notre photo). Son programme redessine les fines filiations entre Scriabin et Satie, Satie et Cage . Invitation aux visions suspendues, éthérées grecs à deux doigts magiciens… que classiquenews suit depuis plusieurs années. Lundi 11 juillet, 19h30. Volupté vénitienne du Seicento. Succombez comme nous à l’instar de leur excellent double cd dédié au théâtre si sensuel des Vénitiens (CLIC de CLASSIQUENEWS d’octobre 2015), au geste, chant et direction de la soprano Mariana Florès et de son époux, le chef Leonardo Garcia Alarcon, pour « il teatro dei Sensi », sélection de grandes scènes des opéras de l’illustre Cavalli, le seul Vénitien qui Mazarin fit venir à grands frais à Paris pour y divertir le jeune Louis XIV et la Cour de France. Mardi 12 juillet, 19h30. Saintes est devenu avec éclat un foyer d’intense symphoniste, en particulier classique et romantique, grâce aux sessions de travail et de répétitions réalisées par les instrumentistes apprentis du JOA. C’est aussi, en liaison avec la présence emblématique in loco de Philippe Herreweghe, le jeu tout en finesse et puissance, articulation et intensité, de l’Orchestre des Champs Elysées qui joue ce 12 juillet, les grands classiques du romantisme le plus ardent donc le plus irrésistible : Symphonies n°5 et 7 de Beethoven. Mercredi 13 juillet 2016, 19h30. La mélodie française au sommet. Véronique Gens revient à Saintes pour y défendre un répertoire qu’elle porte et embrase depuis longtemps mais qui actuellement, au regard de ses possibilités récentes, atteint des prodiges : sous la voûte de l’église abbatiale, la soprano vedette, chante Duparc, Chausson, Hahn, Debussy… soit les compositeurs qui font la réussite de son excellent disque « Néère », avec la complicité de la pianiste Susan Manoff (CD Néère, CLIC de CLASSIQUENEWS d’octobre 2015 ). Jeudi 14 juillet 2016, 19h30. Autre sommet d’intelligence, d’audace expérimentale, de feu fervent collectif et solistique, le Vespro della Beata Vergine / Les Vêtres de la Vierge de Claudio Monteverdi de 1610, qui est ce que sera après lui chez Bach, La Messe en si mineur, une somme musicale inclassable dont l’ampleur, l’imagination, l’écriture restent indépassées à leur époque respective. Les interprètes de La Tempête, distingué par un CLIC de CLASSIQUENEWS abordent le chef d’oeuvre de Monteverdi. BRUCKNER CONCLUSIF… le samedi 16 juillet 2016, 19h30. Enfin, conclusion marquée sous le sceau de la transmission et du perfectionnement des jeunes instrumentistes, le concert de clôture promet un nouveau jalon dans l’expérience musicale des musiciens apprentis du JOA, Jeune Orchestre de l’Abbaye : sous la direction de Philippe Herreweghe, les jeunes talents jouent de Bruckner, la Symphonie n°6. Que donneront les jeunes esprits canalisés dans l’une des Symphonies les plus sauvages, mais aussi les mieux structurées de tout l’œuvre brucknérien ? Philippe Herrewghe défend depuis des années sa propre vision et compréhension du massif brucknérien, comme Bach ou Mahler, il a même été l’auteur d’un ouvrage biographique sur Anton Burckner . Sur le plan artistique, Bruckner fait sa grande entrée à Saintes, preuve si nécessaire, que l’Abbaye aux Dames n’est plus cette Mecque du baroque dont on nous a faussement rebattu les oreilles. A Saintes et nul part ailleurs, souffle un vent d’audace et d’originalité qui dépoussière définitivement les œuvres abordées. Festival incontournable. RESERVEZ VOS BILLETS et ORGANISEZ VOTRE SEJOUR A SAINTES sur le site du Festival de Saintes 2016

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15 juillet

Mahler et les autres : Röschmann et Meier à Munich

Munich. Prinzregententheater. 11-VII-2016. Franz Schubert (1797-1828) : Mignon-Lieder D 877/2, 3, 4 et D 321 ; Gustav Mahler (1860-1911) : Rückert-Lieder ; Hugo Wolf (1860-1903) : Six Lieder sur des textes d’Eduard Möricke ; Mignon-Lieder. Dorothea Röschmann, soprano, Malcolm Martineau, piano. Munich. Nationaltheater. 12-VII-2016. Gustav Mahler (1860-1911) : Kindertotenlieder ; 3 Lieder sur des textes de Des Knaben Wunderhorn ; Rückert-Lieder ; Richard Wagner (1813-1883) : Wesendonck-Lieder. Waltraud Meier, mezzo-soprano ; Joseph Breinl, piano.




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7 juillet

La 3e Rhapsodie slave de Dvořák, entre légende et joie naïve

La 3e Rhapsodie slave est achevée le 3 décembre 1878. Antonín Dvořák a 37 ans, et l'année a été faste. Après l'écriture de sa magnifique Sérénade pour vents, violoncelle et contrebasse en ré mineur op. 44 (B 77) au mois de janvier, sans doute sous l'inspiration de la Gran Partita KV 361 de Mozart entendue à Vienne en compagnie de Johannes Brahms quelques semaines plus tôt (1), il compose sa première Rhapsodie slave en février et mars, enchaîne aussitôt sur le premier cahier des Danses slaves pour piano à quatre mains op. 46 B 78 qu'il commence à orchestrer alors même d'en avoir achevé le cycle (la version orchestrale porte le no de catalogue B 83). Le 20 août, deux jours avant la fin de ce travail d’orchestration des Danses slaves, Dvořák met en chantier sa deuxième Rhapsodie, travail aussitôt suivi dès la fin septembre par l'écriture de la 3e et dernière Rhapsodie. Une telle force d'inspiration marque l'esprit. On n'en sera que plus étonné d'apprendre que Dvořák est parvenu à écrire, toujours cette même année 1878, encore une demi-douzaine d'autres œuvres, parmi lesquelles on note les Bagatelles pour deux violons, violoncelle et harmonium op. 47 B 79 et un Sextuor en la majeur op. 48 B 80. La 3e Rhapsodie est donc toute première oeuvre commencée après l'achèvement des Danses slaves symphoniques. Mais Dvořák reste fidèle à son projet initial. Cette Rhapsodie est une nouvelle page d'une fantaisie débridée, n'obéissant à aucun standard de la musique savante, et bénéficiant d'une science de l’orchestration magnifiée par l'expérience des Danses slaves. Elle reste traversée de fulgurances et de transitions inattendues tout en possédant son caractère propre, entre légende et joie naïve, et si elle  moins dramatique que la précédente, elle n'est pas exempte d'ombres et de passages de sourde tension. Antonín Dvořák au début de la décennie 1870 *** La Rhapsodie commence par la harpe solo : Votre navigateur n'est pas à jour ! Thème 1 (harpe, début de la 3e Rhapsodie slave) Une réminiscence s'impose : le début du poème symphonique Vyšehrad de Bedřich Smetana, composé en 1874, soit quatre années avant cette Rhapsodie, et créé en 1875, est aussi donné à la harpe - avec la différence que Smetana confie cette introduction à deux instruments. Le compositeur évoquait ainsi le barde Lumír en prélude à sa vaste fresque nationaliste Má Vlast. Une telle parenté n'est certainement pas fortuite. Dvořák ne pouvait pas ignorer l'oeuvre de son confrère et aîné (2). Les deux musiques sont cependant très différentes. Écoutons le début de Vyšehrad : Votre navigateur n'est pas à jour ! Bedřich Smetana, début de Vyšehrad Si une telle allusion à Vyšehrad existe, elle serait donc dans l'esprit plus que dans la forme, tant les deux partitions sont dissemblables. Il est possible que Dvořák ait voulu, avec cette référence, introduire sa Rhapsodie par un chant de légende. On ne possède pas d'éléments plus précis sur cette hypothèse, mais l'on peut noter que, près de deux décennies plus tard, sa dernière pièce symphonique op. 111 B 199 sera explicitement intitulée "le Chant du barde" (tel est le sens en langue tchèque de Píseň bohatýrská, que l'on traduit habituellement par "le chant du héros"), et que cette oeuvre - hasard ou non - n'est pas sans analogie musicale avec cette Rhapsodie. Dvořák joue avec ce thème. Il choisit de ne pas le développer et préfère le travestir de différentes façon, variant tempos, ornements et traitements originaux, à l'image de cette ronde obsédante, dans laquelle les 6 premières notes du motif reviennent de façon entêtée : Votre navigateur n'est pas à jour ! Autour du thème 1 (3e Rhapsodie slave) Brutal changement de monde avec l'entrée tonitruante du deuxième thème. Un climax fortissimo introduit alors une robuste danse aux pas vigoureux. Peut-être s'agit-il d'une skočná à 2/4, que le compositeur a déjà illustré par deux fois (N. 5 et 7) dans son premier cahier de Danses slaves ? Toujours est-il que si nous goûtions la douce quiétude d'antiques légendes, nous voici maintenant plongés dans une fête populaire aux accents drus et presque archaïques : Votre navigateur n'est pas à jour ! Thème 2 (mesure 161) Ce 2e thème est à son tour traité de diverses manières, toujours aussi inattendues, et en vient lui-même à "tourner en rond" comme l'avait fait le motif initial. Un crescendo théâtral (extrait ci-dessous) mêlent des éléments des thèmes "légendaire" et "populaire" avant que, suivant un procédé déjà éprouvé dans les deux rhapsodies précédentes, Dvořák met en exergue une cellule brève-brève-brève-longue issue du 2e thème (extrait sonore : à partir des secondes 15, etc.), dans un passage agité qui préfigure le Chant du héros (Píseň bohatýrská) évoqué plus haut (sec 26-45). Après l'effondrement (sec. 46), le thème 1 réapparaît dans un passage désolé où la timbale énonce, sur les ruines du thème 2, le "thème du destin". C'est ce passage que le Dr Beveridge évoquait dans son article sur les Rhapsodies. Le chercheur américain ajoute que le passage de la dominante en ut à cette longue séquence en la bémol reprend les tonalités de la transition vers le Finale de la 5e Symphonie de Beethoven. Votre navigateur n'est pas à jour ! Grandioso (mes 327), passage agité et transition (3e Rhapsodie slave) Un 3e thème arrive tardivement, dans la dernière partie du morceau. Après le temps des mythes et la fête paysanne, voici encore un autre univers. Dvořák met tout son art de mélodiste au service d'une noble cantilène rehaussée par le chant de la harpe : Votre navigateur n'est pas à jour ! Thème 3 (mesure 462) Il fallait sans doute l'art consommé d'un conteur hors pair pour introduire, dans la dernière partie du discours musical, une mélodie si digne, que rien ne laissait présager. Ce passage privilégié fait beaucoup penser à certaines mesures consolantes de la Suite tchèque op. 39 B 93, qui sera écrite l'année suivante (1879). Cette cantilène accompagne la coda, finalement conclue par deux accord ff, après plusieurs épisodes exacerbés et orchestrés avec grand soin mettant en scène, non sans humour, quelques "fausses fins". *** Avec cette dernière Rhapsodie slave, Dvořák inaugure peut-être un style fondé sur le mélange des genres, approche portée à la perfection avec la 8e Symphonie en sol majeur op. 88 B 163 de la décennie suivante. L'évocation archaïque, la furie terrienne et la noblesse sont des ingrédients que l'on retrouve trait pour trait dans les deux oeuvres, formant une juxtaposition improbable et pourtant d'une grande cohérence. Au tournant du siècle, Josef Suk (Scherzo fantastique) et Gustav Mahler sauront à leur tour exploiter cette idée ; mais en 1878, l'on trouverait à grand peine un autre compositeur qui aurait osé un assemblage si extraordinaire. Alain Chotil-Fani, juillet 2016 Pour écouterComme pour les autres articles de cette série consacrée aux Rhapsodies slaves, les extraits sonores utilisés pour illustrer cet article proviennent d'une version historique de Karel Šejna avec la Philharmonie Tchèque. Cet enregistrement m'a été gracieusement fourni par Alain Deguernel, fondateur de l'indispensable Forgotten Records (voir la fin de cet article pour les références), que j'ai une nouvelle fois l'occasion de remercier.Notes(1) Concert dirigé par Hans Richter en décembre 1877. Une sélection de mouvements de la Sérénade de Mozart a été donnée. (2) Vyšehrad a été joué plusieurs fois à Prague. On ne sait pas avec certitude si Dvořák a assisté à ces concerts.

Classiquenews.com - Articles

4 juillet

Riccardo Chailly dirige la 8ème de Mahler à Lucerne

ARTE. Mahler: Symphonie n°8. Dimanche 28 août 2016,17h30. Riccardo Chailly à Lucerne, pilote les effectifs locaux dans la gigantesque et goethéenne symphonie n°8, dite « des Mille », sommet symphonique et choral signé par le grand Gustav en quête d’absolution. C’est le temps fort du Festival de Lucerne 2016 (Suisse). Comment parcourir les séquences vertigineuses de cette grande messe symphonique ? La 8ème de Mahler est l’un des plus grands défis qui se dressent face à l’orchestre et son chef… “L’Éternel Féminin / Nous entraîne en haut », sur les pas de Wagner, Mahler achève sur ces ultimes mots (extraits du Second Faust de Goethe), sa Symphonie n°8, l’une des plus ambitieuses jamais écrites. Si le désir masculin est vorace et sans fin, l’éternel féminin (incarné probablement par son épouse Alma) permet d’atteindre au renoncement et à la paix ultime, tant recherchés. D’emblée, l’hymne du début, ouvrant la première partie de la Symphonie, inscrit la partition comme le parcours d’une quête surtout spirituelle voire mystique (l’Hymne de la Pentecôte Veni Creator Spiritus, invocation du Saint-Esprit y façonne comme au début de la Messe en si de JS Bach, un portique d’ouverture aux proportions vertigineuses et colossales). A ceux qui lui reprochait de n’avoir pas composé de cycle sacré, Mahler arguait que “sa Huitième Symphonie était une messe”… Enregistré à Lucerne, les 12 et 13 août 2016. LUCERNE FESTIVAL ORCHESTRA Chœur de la Radio bavaroise Latvian Radio Choir Orfeón Donostiarra Chœur d’enfants de Tölz Riccardo Chailly, direction Ricarda Merbeth, Magna Peccatrix Christine Goerke, Una poenitentium Anna Lucia Richter, Mater gloriosa Sara Mingardo, Mulier Samaritana Mihoko Fujimura, Maria Aegyptiaca Andreas Schager, Doctor Marianus Peter Mattei, Pater ecstaticus Samuel Youn, Pater profundus Gustav Mahler (1860–1911) : Symphonie n° 8 en mi bémol majeur Symphonie des Mille . ARTE, dimanche 28 août 2016, 17h30. LIRE aussi la page dédiée à la Symphonie n°8 par Riccardo Chailly, les 12 et 13 août 2016 sur le site du Festival de Lucerne 2016



Carnets sur sol

30 juin

Troisième Symphonie de Mahler, adieux et bilan de Paavo Järvi à Paris

Écrit ceci pour les voisins , mais je me dis que ce peut être une archive utile vers laquelle renvoyer, lorsque je me plaindrai de la programmation germnique tradi de Harding, ou de la baisse de niveau, comme se doit de faire tout vieux mélomane. J'ai été frappé par la diversité de la manière de Järvi, vraiment différente d'une œuvre à l'autre : la tension jamais relâchée dans la Cinquième de Tchaïkovski ou dans les 5 ,6,7 de Sibelius, la discontinuité assumée dans la Cinquième de Bruckner… ce soir, c'était encore différent, avec la même science des tuilages et des transitions (pour un chef aussi rigoureux, la battue reste très mobile dans les ponts, beaucoup de changements de tempo très adroits pour joindre deux sections), sans chercher à bâtir une arche continue, se laissant le loisir de visiter les épisodes secondaires sans toujours regarder vers l'apothéose finale. C'était absolument parfait effectivement, et même dans les mouvements centraux moins substantiels, le temps passait comme rien – alors que j'avais trouvé ça assez long avec Cleveland et Welser-Möst , parce que tous les phrasés retombaient au lieu de s'enchaîner aux suivants (à rebours de la logique de ce qui est écrit, donc). On mesure l'effet du travail de Järvi lorsqu'on entend le bis préparé par Aïche : tout à coup, indépendamment des approximations, le spectre sonore se bouche et s'effondre (alors que tous leurs Sibelius avec Järvi sont aérés, incisifs, verts !). Espérons que Harding continue à les faire travailler ! En tout cas, un mandat formidable, aussi bien pour la programmation originale (Rott , Nielsen , Ives , Tubin , Pärt, Amérique Latine …) que pour les interprétations de référence entendues à chaque fois sous la baguette de Järvi (jamais entendu de meilleurs Bruckner , de meilleurs Tchaïkovski , de meilleurs Mahler, de meilleurs Sib elius …).

Gustav Mahler
(1860 – 1911)

Gustav Mahler (7 juillet 1860 - 18 mai 1911) est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre autrichien. Plus célèbre en son temps comme chef d’orchestre , son nom reste attaché aujourd’hui à son œuvre de compositeur dont la dimension orchestrale et l'originalité musicale jettent un pont entre la fin du xixe siècle et la période moderne. Malher a écrit dix symphonies (la dernière étant complète au niveau de la réduction d’orchestre mais inachevée au niveau de l'orchestration), et plusieurs cycles de Lieder.



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